Différents facteurs environnementaux impactent le bon développement des arbres ; on parle alors de « stress ».
NB : Cet article est un résumé de l’article de
Abbas Caballero, Product Manager, Stoller Europe
Les principaux Stress “abiotique » et « biotique”
Les plantes sont soumises à un large éventail de stress, ces stress environnementaux peuvent être de nature abiotique ou biotique.
- Le stress abiotique : il provoque des dégâts sur les plantes et est causé par des facteurs environnementaux tels que les températures extrêmes, les inondations, les sécheresses, etc.
- Le stress biotique : cette forme de stress regroupe les diverses attaques d’agents pathogènes tels que les champignons, les bactéries, les virus, ainsi que celles des insectes par exemple.
Actuellement, les plantes sont confrontées à une combinaison des deux types de stress, où les stress abiotiques comme les basses températures et la salinité sont connus pour aider à propager les agents pathogènes et les insectes.

Les plantes ressentant un stress extérieur, se préparent et produisent alors des réponses physiologiques pour faire face à ces stress.
COV : les Composés Organiques Volatils
Les plantes sont capables de se défendre contre les prédateurs en synthétisant des attractifs chimiques en réponse à un stimuli produit par l’attaque. Une fois le signal produit, les prédateurs naturels des herbivores sont attirés par la plante, réduisant ainsi efficacement l’attaque du prédateur d’origine.
Ces messages chimiques naturels sont appelés COV (Composés Organiques Volatils). Ces composés fonctionnent non seulement pour attirer les prédateurs naturels, mais sont également impliqués dans d’autres types de mécanismes de défense, tels que la SAR (Résistance Acquise Systémique).

SAR : la Résistance Systémique Acquise

La SAR (Résistance Systémique Acquise), est un mécanisme de défense par lequel la plante se défend en amorçant une réponse systémique pour produire des molécules de défense dans les tissus affectés et sains après une attaque par un agent pathogène externe comme des bactéries ou des champignons.
Lorsqu’un agent pathogène attaque un tissu sain, comme une feuille, les plantes produisent une série de protéines et accumulent une hormone végétale appelée acide salicylique (SA), qui entraînent toutes deux une cascade de réactions chimiques entraînant une expression différente des gènes de défense, se terminant finalement dans la synthèse de molécules de défense qui incluent des protéines liées aux agents pathogènes (protéines PR).
Ces molécules agissent à un niveau systémique, préparant ainsi les tissus sains et produisant même des COV qui sont en suspension dans l’air et se rendent aux plantes voisines en leur envoyant un message pour se préparer à une attaque. Par ces moyens, les plantes sont capables d’arrêter l’expansion des maladies en elles-mêmes, réduisant efficacement les dommages que les maladies causent sur leur développement et leur productivité.
ISR : la Résistance Systémique Induite
À l’autre extrémité du spectre de défense, il existe un autre type de mécanisme de défense : l’ISR (Résistance Systémique Induite). Dans ce cas des microbes bénéfiques peuvent provoquer une réponse induite au sein de la plante, dépendante de l’action de deux hormones :
- le jasmonate (JA),
- l’éthylène (ET).

Grâce à l’ISR et au SAR, les plantes peuvent affecter des agents pathogènes sensibles aux voies SA ou JA/ET, affectant ainsi efficacement un large éventail d’agents pathogènes (virus, bactéries, champignons, etc.). Un autre fait intéressant est que ces mécanismes de défense ne sont pas spécifiques à l’espèce, c’est-à-dire qu’ils sont efficaces dans différentes espèces végétales.
Aider à augmenter ces mécanismes de défense naturels chez les plantes peut améliorer leur résistance aux attaques d’agents pathogènes, réduisant ainsi efficacement les dommages.
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